AMOUR : LES PETITES PREUVES QUI EN DISENT LONG

Publié le : 01/02/2016 23:41:08
Catégories : L'équipe vousguide

Cet homme ne dit jamais « Je t’aime », on attend toujours qu’il nous offre une bague et le mariage qui va autour, et la dernière fois qu’il nous a emmenée en week-end, on s’est arrêtés au fond du jardin.

Pourtant, il nous aime, on a des preuves !

Certes, il nous a cédé la moitié de sa couette, c’est lui qui charrie les packs de lait dans l’escalier, et, un soir de pleine lune, on l’a même surpris à descendre la poubelle. Mais cela fait-il de lui un amoureux AOC ?

Cet homme incapable de faire le rapprochement entre le fleuriste du coin de la rue et le vase du salon, cet être qui songe rarement à planquer un diamant dans le gigot dominical et qui n’a pour ainsi dire jamais composé de poème à notre gloire est-il vraiment amoureux de nous ? Oui.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, un homme ne ressent pas le besoin de nous inviter une semaine au Crillon pour nous prouver son amour car, pour lui, les petites preuves quotidiennes, invisibles à l’œil nu, sont bien plus éloquentes. En voici une liste, non exhaustive.

  • Il est là (ou au pire, dans la pièce à côté).

En ce moment même, il pourrait être accoudé au comptoir d’un bar, au bureau, chez un ami, à la piscine, au rayon perceuses de Castorama ou au bras d’une autre fille, dans un stade de foot ou au cinéma. Or qui broute paisiblement ses chips, échoué sur votre canapé ? Lui. C’est beau.

  • Il nous parle.

Sans pour autant transformer le moindre de ses grognements en serment exalté, considérons toutefois le récit de ses démêlés avec la photocopieuse pour ce qu’il est : un gage de sa confiance et de son envie de nous faire partager son quotidien.

  • Il nous écoute (vraiment).

À quoi reconnaît-on un homme qui se sert de ses oreilles, même quand il n’y a pas d’iPod dedans ? Lorsqu’on lui parle, il ne se contente pas de hocher la tête en faisant « hmm hmm », l’œil rivé sur la télé derrière notre épaule, mais s’enthousiasme et remplit ses commentaires de vrais mots avec des syllabes dedans.

  • Il nous trouve belle au réveil quand on est démaquillée et que nos cheveux ne veulent plus rien dire ;

quand on a un rhume, les yeux bouffis et le nez tout rouge ; après nos vacances en Corse, quand le très bon saucisson qu’on a beaucoup goûté déborde un peu sur nos cuisses ; en culotte Petit Bateau, la belle, la mauve avec deux autres trous pour les bras. Cet homme nous trouvera belle même quand on commencera à avoir 75 ans car, pour lui, on sera toujours une paire de jambes avec deux yeux bleus au bout. Même si on est une petite brune d’1,60 mètre.

  • Il a envie de nous,

parce qu’on a beau dire que dans un couple, il n’y a pas que le sexe, d’après nos statistiques personnelles, quand il y a, c’est pas mal quand même.

  • Il dit « nous »

même quand on n’est pas là, même à ses amis du foot, et même à la jeune stagiaire biélorusse dont le nombril vous arrive à la racine des cheveux, quand elle tente de lui faire franchir la barrière de la langue.

  • Il nous regarde vraiment,

et ne se contente pas de feuilleter nos expressions. Du coup, un regard lui suffit pour déceler ce qui va ou ne va pas. Méfiance toutefois, on peut facilement passer à côté de son côté fleur bleue quand il nous demande tendrement : « C’est quoi, cette tronche ? » Mais cherchez bien : même chez cet homme, le romantisme rôde.

  • Il nous touche (pas que là, tas de polissonnes).

Lorsqu’on se promène, il nous tient la main, il nous caresse les cheveux sans qu’on ait besoin de lui mettre la main dedans et, s’il le peut, s’assied à côté de nous au restaurant. Bref, il n’attend pas qu’un camion nous fonce dessus pour nous choper le coude devant témoins.

  • Il ment très bien :

« Scarlett Johansson, sexy ? Moi je trouve qu’elle a beaucoup vieilli », « Mais non, tu n’as pas grossi », « Mais oui, 40 en pantalon, c’est pareil que 36 », « J’adore ta mère », « Si, si, je t’écoute ».

  • Il nous fait rire

et, quand on lui raconte une blague : « Et alors, le type lui répond, attends, c’est pas ça, parce que j’ai oublié de te dire qu’avant, enfin, je me souviens plus... », il éclate poliment de rire.

  • Il aime notre sale caractère,

nos culottes qui traînent au pied du lit, nos phrases qui commencent par « Il faut que tu... » (ranges tes chaussures/débouches le lavabo/me fasses un enfant), nos ronflements, notre hachis parmentier sans hachis ni parmentier, nos passages d’aspirateur pendant la deuxième mi-temps de la coupe de la Ligue... Enfin non, ça, il n’aime pas, mais on y est presque.

  • Il nous fait de la place

dans ses placards, sur son canapé, dans son lit, bref, dans sa vie. On a même une brosse à dents attitrée dans sa salle de bains, c’est dire.

      .  Il nous fait partager ses passions et ne les assouvit pas tout seul.

Et même si on a tendance à penser que sa passion pour le saut à l’élastique ou la pêche à la mouche, il pourrait aussi bien se la garder, on ne lui dit pas et on saute (ou on lance sa mouche). Parce qu’il est beau, quand il nous explique comment ça fait, le vide, la nature, tout ça.

  • Il nous fait des compliments avec des ailes dans la voix,

et pas uniquement quand il a l’imaginaire qui le gratte ou qu’il a besoin de notre voiture. Il sourit bien fort quand on est en jupe, remarque avec quel talent on remplit le lave-vaisselle, et, même si parfois ses compliments concernent davantage notre tarte tatin que notre chute de reins, ses marques d’attention sont là, bien serrées contre notre ego.

  • Il nous console

et trouve les mots et les gestes qu’il faut pour apaiser nos colères et nos chagrins. Au besoin, son épaule fait le reste.

  • Il nous téléphone

pour nous dire qu’il a acheté du pain ou qu’il rentre tard, pour nous demander comment on va ou pour nous raconter ce que vient de lui dire son meilleur ami. Plus deux points s’il vient de nous quitter pour rentrer chez lui. Plus dix points si c’est juste pour nous signaler qu’il pense à nous.

  • Il met le couvert,

à condition qu’on lui dise où sont les assiettes.

  • Il nous a présenté ses amis et sa famille,

genre, on fait désormais partie de sa vie. Pour évaluer le degré de son engagement, cochez là où il a tout bien : lorsqu’il nous a présentée à ses proches, il a annoncé : « Voici Mathilde », et pas : « C’est ma meuf », oui-non ; ses amis apprécient de nous voir, même quand ils ont prévu une soirée entre hommes, oui-non ; sa mère nous a accueillie avec un sourire et s’est abstenue de remarquer qu’alors, c’est vous la nouvelle ?, oui-non. Trois oui ? Plus amoureux que lui, c’est la nuit et vous êtes en train de rêver.

  • Il supporte notre mère,

même quand elle fait semblant de ne pas le remettre.

  • Il nous laisse taquiner la télécommande,

s’endort à peine devant le dernier Almodovar et sait renoncer à une entrecôte-frites pour un dîner aux sushis. Puisqu’on aime ça. Et faire passer « le Lac des cygnes » avant le niveau 5 de « Tomb Raider », c’est de l’amour ou je ne m’y connais pas.

  • Il nous prête ses affaires,

même celles en cachemire. Sans nous demander de caution, s’entend. Il sait quelle taille on fait et nous offre des cadeaux qui nous plaisent à nous. Il a compris qu’une robe à fleurs nous transportera toujours davantage qu’un ensemble string porte-jarretelles qui ressemble au CV de Pamela Anderson. Donc, il nous offre la robe. Même s’il trouve que, dedans, on est plus proche du protège-théière que de l’antichambre de ses fantasmes.

  • Il se sent concerné par notre point G

et passe beaucoup de temps à tenter de le localiser, pas seulement avec sa virilité triomphante. Ses mains, sa langue et sa patience constituent, elles aussi, des boussoles efficaces. Dont acte.

  • Il est beau, en tout cas, il bosse pour.

Ses vieux sweats donnent l’impression qu’on l’a recruté chez Emmaüs ? Il les troque contre des chemises. Depuis qu’il nous connaît, il se rase tous les jours, change de chaussettes, et ne se coiffe plus avec les pattes du réveil. Même avachi devant « les Experts », il balance des phéromones dans un rayon de trois mètres.

  • Il nous écrit des textos,

des mails, des petits mots, des graffitis au dentifrice sur le miroir de la salle de bains, des cartes postales, des listes de courses poétiques comme des haïkus pour nous signifier qu’il ne nous quitte pas d’une pensée, et que si on pouvait penser à la mayonnaise, merci.

  • Il nous laisse la dernière barre de chocolat

et part coudes au corps au Franprix acheter du Crunch. Au restaurant, il choisit un fondant au chocolat pour que je puisse en goûter les trois quarts, après que j’ai soupiré : « Non merci, pas de dessert pour moi. » Quand il fait semblant de ne rien remarquer et qu’il demande une deuxième cuiller au serveur, on est au zénith de l’amour.

  • Il nous laisse conduire,

sans ricaner bêtement, sans froncer les sourcils dès qu’on pose un regard sur le volant, sans souffler « ’tention ’tention ’tention » dans les virages, les doigts crispés sur le tableau de bord.

  • Il a des photos de nous,

sur lesquelles on est tous les deux, souriants, et habillés. Une façon de signifier au monde qu’il est deux, et que ça lui plaît.Dans ses phrases, il y a des verbes au futur, et au pluriel. Un homme qui utilise les expressions : « Quand on ira » ou « Quand on fera » plus d’une fois par décennie est un homme qui se projette avec nous dans un futur à moyen terme. Notez que « On en reparlera » ne vaut pas.

  • Il nous donne rendez-vous devant un cinéma,

dans une exposition, ou pour le plaisir de nous retrouver au café du coin. Le fait qu’il nous ménage des instants à deux, loin des contingences matérielles, est le signe qu’il n’a pas besoin de nous uniquement pour lui réchauffer son Bolino.Il ne fait rien mais aime le faire à deux, regarder le temps passer sur un banc, prendre un bain, faire la sieste, ou juste être là, notre main dans la sienne.

  • Il respecte nos désirs,

s’éclipse sans faire la moue quand on a envie d’être seule, nous laisse lire Paul Auster au lit, les mains sagement rangées ailleurs que dans notre culotte, il ne nous impose pas de sortir jusqu’à 3 heures du mat quand on a les paupières qui clignotent dès 22 heures et a admis que la finale du Quinze de France se fera sans nous.

  • Il se dispute avec nous,

et quand on sait que la plupart des hommes préfèrent encore avaler des épinards vapeur qu’avoir une discussion de couple, l’engueulade devient l’esquisse d’une déclaration.

  • Il prend toujours notre parti en public,

même quand la bouteille de pouilly nous fait soutenir que Prague est la capitale de la Hongrie, et attend qu’on soit en tête à tête pour nous souffler : « République tchèque, chérie. » En revanche, il nous regarde comme si on avait des seins à la place des yeux quand on explique à la cantonade les subtilités de notre métier.

  • Il nous admire avec nos échecs et nos réussites,

même si notre réussite le dépasse. Mieux : il participe à nos projets personnels, et s’y investit en nous soutenant. Et tant pis s’ils n’entrent pas pile dans la trajectoire de ses projets à lui.Il nous dit « Je t’aime », comme ça, pour rien, pour qu’on le sache.

  • Il nous rend heureuse,

au point qu’on ne se pose même plus la question. Et ça, ça ramène sur le chemin de la foi.

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